Genève: une votation potentielle sur l’initiative visant à limiter les frontaliers dans les postes stratégiques de l’État

Genève: une votation potentielle sur l’initiative visant à limiter les frontaliers dans les postes stratégiques de l’État

Contexte et portée de l’initiative

Le MCG poursuit son action contre l’emploi des frontaliers dans le secteur public genevois. L’initiative « Garantir la souveraineté : Non aux frontaliers dans les postes stratégiques de l’État » vise à bloquer l’arrivée des permis G dans l’administration et a été renvoyée en commission au Grand Conseil, ouvrant la voie à un éventuel contre-projet puis à une votation populaire.

Cadre juridique et exclusions

Le texte vise des emplois liés à l’exercice de la puissance publique et à la sauvegarde des intérêts généraux de l’État ou des collectivités publiques. La version initiale réservait ces postes aux Suisses ou aux résidents; le Conseil d’État a supprimé l’obligation de résidence, jugée illégale, et l’exclusion des frontaliers demeure.

Position des acteurs et enjeux

Le député MCG François Baertschi affirme que les frontaliers occupent un nombre important de postes stratégiques, notamment aux SIG, à la Cour des comptes et à l’Hospice général.

Les opposants estiment que l’initiative est inutile: la loi encadre déjà une préférence cantonale et les besoins en personnel dépassent l’offre locale.

Réactions et perspectives

Le Courrier rapporte une certaine ouverture du Centre et Libertés et justice sociale envers l’initiative, laissant entrevoir la possibilité d’un contre-projet. Le Conseil d’État n’est pas favorable pour l’instant.