Genève: discussions entre responsables ukrainiens et alliés sur le plan Trump pour mettre fin au conflit en Ukraine
Genève: discussions sur le plan Trump pour mettre fin au conflit en Ukraine
Des responsables ukrainiens, américains et européens doivent se réunir dimanche à Genève pour discuter du plan en 28 points proposé par Donald Trump en vue de mettre fin à la guerre en Ukraine, selon plusieurs sources concordantes publiées samedi.
La perspective de ces discussions intervient alors que Kiev craint d’être poussée à une capitulation face à Moscou. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, et l’émissaire diplomatique de Donald Trump, Steve Witkoff, seront présents à Genève.
Le plan en 28 points et les réserves à Kiev
Le plan est perçu à Kiev avec une grande inquiétude, car il prévoit notamment que l’Ukraine cède des territoires, accepte une réduction de la taille de son armée et renonce à intégrer l’OTAN. En contrepartie, il offrirait toutefois des garanties de sécurité occidentales destinées à prévenir toute nouvelle attaque russe.
Réactions et positions des protagonistes
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a repoussé vendredi ce plan et a indiqué qu’il proposerait des alternatives aux Américains. Selon une source interrogée par l’AFP, le conseiller à la sécurité nationale du président français Emmanuel Macron ira demain à Genève avec ses collègues du E3 (Allemagne, France, Royaume-Uni) pour discuter avec les États‑Unis, l’E3 et les Ukrainiens.
Le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien, Roustem Oumerov, a lui aussi annoncé samedi sur Facebook des prochaines consultations entre hauts responsables ukrainiens et américains sur les paramètres possibles d’un futur accord de paix avec Moscou. Zelensky a par ailleurs signé un décret formant la délégation qui participera aux pourparlers avec Washington et, dans l’avenir, avec Moscou. Cette délégation sera dirigée par Andriï Iermak, bras droit du président, et comprendra des responsables des services de sécurité et de renseignement ainsi que le chef d’état-major, soit une délégation essentiellement militaire.
Réactions européennes et enjeux au G20
Réunis au sommet du G20 à Johannesbourg, onze pays européens estiment que le plan américain nécessitera du travail supplémentaire et pourrait laisser l’Ukraine vulnérable à de futures attaques. Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que les grandes puissances ne peuvent pas décider par dessus les pays concernés et que la sécurité de l’Europe dépendra de l’issue du conflit.
Donald Trump a fixé au 27 novembre, jour de Thanksgiving, une date à laquelle Zelensky est invité à donner sa réponse. De son côté, Vladimir Poutine a affirmé que le texte américain pourrait servir de base à un règlement pacifique définitif et s’est dit prêt à une discussion approfondie de tous les détails. Si l’Ukraine refuse, il a laissé entendre qu’il pourrait poursuivre les conquêtes sur le front où l armée russe bénéficie encore de l avantage.