Presse étrangère déconcertée par le nouveau report de l’accès à Gaza et les violences régionales
Contexte géopolitique et réactions internationales
Les Gardiens de la Révolution, appareil idéologique de la République islamique d’Iran, ont appelé lundi à venger l’assassinat survenu la veille au Liban du chef militaire du Hezbollah, Haitham Ali Tabatabai. Selon eux, le droit de l’axe de la résistance et du Hezbollah libanais à venger le sang des combattants est incontestable.
La branche militaire du Jihad islamique, mouvement islamiste palestinien allié au Hamas, a annoncé avoir retrouvé le corps de l’un des trois derniers otages morts encore détenus dans la bande de Gaza, lors d’opérations menées dans des zones contrôlées par l’armée israélienne au centre du territoire. Une source anonyme a confirmé que ce corps appartenait à l’un des otages restants.
La Fédération de la presse étrangère à Jérusalem, connue sous l’acronyme FPA, s’est dite consternée par un nouveau report de la décision de la Cour suprême d’Israël sur l’accès indépendant à Gaza. Depuis octobre 2023, les autorités israéliennes ont limité l’entrée des journalistes étrangers et n’autorisent que des huis clos ponctuels sous escorte dans le territoire assiégé.
Par ailleurs, l’association humanitaire Gaza Humanitarian Foundation, soutenue par Israël et les États‑Unis et critiquée par l’ONU, a annoncé avoir terminé sa mission à Gaza après avoir distribué plus de 187 millions de repas gratuits, selon son communiqué.
Évolutions militaires et dynamique régionale
Le 7 octobre 2023, l’armée israélienne a déchargé plusieurs officiers de postes clefs pour leur échec à empêcher l’attaque du Hamas. Le général de division Aharon Haliva, alors chef des renseignements militaires, le général de division Oded Basyuk, alors chef des opérations, et le général de division Yaron Finkelman, commandant la région sud, ont été retirés du cadre actif et ne font plus partie de l’armée.
En 2024, Haliva a été le premier à démissionner, invoquant sa responsabilité dans la catastrophe du 7 octobre; Finkelman a suivi les mêmes motifs; Basyuk a pris sa retraite au lendemain du conflit de douze jours opposant Israël à l’Iran.
Le Liban et la question du Hezbollah
Le Hezbollah libanais a confirmé la mort de Haitham Ali Tabatabai, présenté par Israël comme chef d’état‑major de l’organisation pro‑iranienne, survenue lors d’une frappe israélienne visant la banlieue sud de Beyrouth. L’organisation affirme que Tabatabai est mort après l’intervention militaire israélienne, sans préciser sa fonction exacte.
Selon l’armée israélienne, Tabatabai a été tué dans une frappe ciblée contre un immeuble résidentiel de Beyrouth; le ministère libanais de la Santé fait état d’au moins cinq morts et 28 blessés le jour de l’attaque.
La frappe, qui visait un bâtiment de neuf étages dans une zone densément peuplée, a été décrite par des témoins locaux comme touchant une zone du fief du Hezbollah.
Le président libanais, Joseph Aoun, a appelé la communauté internationale à agir avec force pour mettre fin aux attaques et préserver la stabilité dans la région.
Perspectives diplomatiques et sécurité régionale
Des déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ont indiqué qu’Israël poursuivrait ses actions pour empêcher le réarmement du Hezbollah au Liban et du Hamas à Gaza, en affirmant intervenir sur plusieurs fronts.
Les affrontements se sont poursuivis à Gaza et dans le sud du Liban, avec des bilans variés selon les sources locales et les services de secours, alors que les combats s’inscrivent dans le cadre d’un cessez‑le‑feu fragile et de tensions persistantes à la frontière nord.
Des incidents supplémentaires ont été signalés en Cisjordanie, où des jeunes ont été tués lors de tirs attribués par les autorités israéliennes à des échanges avec des contestataires; le Hamas a dénoncé l’escalade et a appelé à la mise en œuvre stricte du cessez‑le‑feu.
Initiatives internationales et cadre sécuritaire
L’Union européenne prévoit de former jusqu’à 3 000 policiers dans la bande de Gaza, sur le modèle des formations déjà menées en Cisjordanie, afin d’apporter une stabilité locale avec une force policière dédiée.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé une résolution soutenant le plan du président américain Donald Trump, qui envisage le déploiement d’une force internationale dans Gaza chargée notamment de sécuriser les frontières, de démilitariser le territoire et de désarmer les groupes armés. Le but affiché est d’assurer durablement la sécurité de la région et de rétablir un cadre de paix.
Le mouvement Hamas a qualifié l’assaut sur le camp d’Aïn al‑Héloué de Liban d’attaque barbare et a accusé Israël de mensonges quant à l’existence d’installations militaires dans les camps du Liban, affirmant n’avoir aucune installation dans ces zones.
Sur le plan régional, la Syrie a dénoncé la visite du premier ministre israélien dans le sud du pays comme une violation de sa souveraineté, et des échanges ont été signalés sur la présence des troupes israéliennes dans la zone tampon du Golan, sous contrôle international.
Des responsables yéménites ont indiqué que les États‑Unis avaient demandé à leur pays de rejoindre la force internationale destinée à Gaza, sans qu’une décision officielle n’ait été prise à ce stade.