Shutdown fédéral américain: risques pour le trafic aérien et répercussions économiques à l’échelle mondiale
Contexte politique et négociations transfrontalières
Le Premier ministre de l’Ontario a annoncé le retrait d’une campagne publicitaire télévisée visant la hausse des droits de douane américains, un élément qui, selon les informations relayées, a conduit Donald Trump à rompre les négociations commerciales avec le Canada. Selon Doug Ford, l’Ontario suspendra sa campagne publicitaire sur les États‑Unis à partir de lundi afin de favoriser la reprise des discussions commerciales, tout en précisant que la diffusion se poursuivra ce week‑end aux États‑Unis en raison d’un auditoire élevé autour des deux premiers matches des finales du championnat nord‑américain de base-ball. De son côté, le président américain a exprimé des critiques à l’égard du voisin canadien et a averti que les négociations commerciales étaient « par la présente rompues » après des échanges jugés scandaleux par les autorités américaines.
Des tensions se sont multipliées à l’approche d’un éventuel accord couvrant l’acier, l’aluminium et l’énergie, alors que des efforts diplomatiques étaient en cours entre Ottawa et Washington et qu’une rencontre entre Mark Carney et Donald Trump était évoquée en marge du sommet Apec en Corée du Sud. Par ailleurs, des déclarations publiques ont été relayées sur Truth Social, faisant état de critiques et d’accusations mutuelles entre les deux pays.
Grandes répercussions potentielles sur le trafic aérien
Les parlementaires républicains avertissent que la paralysie budgétaire pourrait engendrer des perturbations importantes dans le trafic aérien, en particulier à l’approche des vacances de Thanksgiving. Ils estiment que près de 700 000 fonctionnaires seraient amenés à continuer à travailler sans être rémunérés jusqu’à la fin du blocage, avec plus de 60 000 contrôleurs aériens et agents de sécurité des transports concernés par ces dispositions. Le risque principal évoqué demeure des pénuries de personnel, susceptibles d’augmenter les retards et les annulations de vols ainsi que les files d’attente dans les points de contrôle.
Avant l’échéance, des chiffres prévisionnels indiquent qu’en temps normal 5 % des retards de vols seraient dus à une pénurie de personnel, chiffre qui pourrait connaître une hausse marquée. Des projections évoquent déjà des centaines de vols retardés sur le week‑end et au‑delà, avec une dynamique qui pourrait s’accentuer si le blocage persiste. Des responsables estiment que les retards et les annulations pourraient s’étendre davantage, affectant notamment les déplacements autour de Thanksgiving.
Réactions des marchés et panorama économique
Sur les marchés, l’or a connu une correction après avoir atteint des sommets. L’analyste cité a évoqué une correction liée à l’espoir d’un accord temporaire entre les États‑Unis et la Chine qui pourrait limiter la demande pour les actifs refuges. L’or a reculé en séance, tout comme l’argent et le platine, dans un contexte de volatilité accrue des cours, tandis que le billet vert gagnait légèrement du terrain face à l’euro. Dans ce même volet économique, l’Agence prévoit que les tensions liées aux droits de douane pourraient néanmoins continuer à peser sur la croissance mondiale, avec une reprise plus modeste dans certaines zones sous‑jacentes.
Par ailleurs, des entreprises ont communiqué sur leurs perspectives prochaines. Adidas a relevé ses prévisions pour 2025 après une performance robuste au troisième trimestre, annonçant un bénéfice d’exploitation élevé et une augmentation des ventes ajustées par rapport aux prévisions antérieures. En parallèle, plusieurs États européens se trouvent confrontés à des débats sur la durabilité des réglementations et des mesures de transition, notamment en matière d’accès au marché et de politiques industrielles.
Initiatives économiques et actualités industrielles
Sur le front industriel, la France et l’Espagne ont réaffirmé leur soutien à l’interdiction, programmée pour 2035, de la vente de voitures neuves à moteur thermique dans l’Union européenne, une mesure qui fait l’objet de discussions avec les constructeurs et des voices divergentes en Allemagne sur son maintien. Dans le même temps, les débats autour d’un éventuel impôt minimum sur le patrimoine et d’autres mécanismes de justice fiscale ont provoqué des échanges politiques en France, avec des discussions prévues autour d’un projet soutenu par certains partis de gauche et écologistes, et des objections exprimées par des formations gouvernementales.
Sur le plan international, Donald Trump a laissé entrevoir une rencontre avec Xi Jinping en Corée du Sud, en marge du sommet Apec, et a exprimé des réserves sur une éventuelle invasion de Taïwan. Par ailleurs, le FMI a publié des projections de croissance mondiale qui suggèrent une amélioration par rapport à des prévisions précédentes, tout en restant sensibles aux tensions commerciales et à l’incertitude géopolitique. La Chine et d’autres partenaires économiques sont ainsi invités à coopérer pour préserver la stabilité des chaînes d’approvisionnement et des échanges.
Entreprises et secteurs en mouvement
Dans le secteur aérospatial, la concurrence entre Boeing et Airbus se poursuit, avec des chiffres de livraisons qui alimentent des débats sur les parts de marché et les dynamiques industrielles. En parallèle, Ariane 6 prévoit un premier lancement satellites en 2026 dans le cadre d’un contrat majeur avec une plateforme commerciale, après plusieurs missions prévues d’ici fin 2025. Nestlé a annoncé des suppressions d’emplois importantes, avec une réduction d’environ 16 000 postes sur deux ans, en annonçant des résultats sur neuf mois en baisse et en indiquant des mesures d’amélioration de la productivité pour réaliser des économies substantielles. Des ajustements d’effectifs et des relocalisations de postes sont également annoncés chez d’autres groupes, dans un contexte où les entreprises cherchent à préserver leur compétitivité face à un environnement économique incertain.
De leur côté, le secteur manufacturier et les chaînes d’approvisionnement continuent d’être influencés par des variations des coûts et des taux d’emprunt. Les marchés européens, notamment en France et en Allemagne, suivent de près les évolutions des rendements obligataires et les écarts de taux, qui reflètent les perceptions relatives à la solidité économique et à la soutenabilité budgétaire. Des signaux de stabilisation apparaissent toutefois dans certains segments, tandis que d’autres restent soumis à la volatilité liée au contexte international.
Conclusion
Au‑delà de l’actualité nationale, la combinaison de tensions commerciales, de processus politiques internes et d’incertitudes macroéconomiques continue d’influencer les décisions d’investissement et les perspectives de croissance. Les experts soulignent l’importance d’un cadre stable pour les échanges internationaux et appellent à une gestion proactive des risques liés au «shutdown» et aux différends commerciaux afin d’éviter une dégradation plus poussée des marchés et du trafic aérien.